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Il y 150 ans naissait Albert Roussel

Il y a 150 ans aujourd’hui naissait à Tourcoing le compositeur Albert Roussel. Orphelin à huit ans, il est recueilli d’abord par son grand-père puis, après le décès de celui-ci, par un oncle. A l’âge de seize ans, il intègre l’École Navale et ses voyages aiguisent sa curiosité de nouvelles civilisations. Son amour de la musique, étudiée d’abord au piano avec sa mère puis avec un organiste, le pousse à rechercher sans cesse le contact avec les claviers, soit sur les bateaux, soit lors des escales, et à s’essayer à la composition. Mais, de santé fragile, Albert Roussel se voit contraint de quitter la marine à vingt-cinq ans.

Sur les conseils de musiciens professionnels, il monte à Paris rencontrer l’organiste Eugène Gigout qui l’encourage à consacrer quatre années de vie à des études rigoureuses. A la suite de cette période studieuse, il entre à la Schola Cantorum où il va étudier, entre autres, l’orchestration avec le maître des lieux, l’austère Vincent d’Indy. Son activité de compositeur commence alors. Les interprètes de son temps s’intéressent particulièrement à ce jeune compositeur qui verra nombre de ses œuvres créées notamment par Blanche Selva au piano ou Alfred Cortot à la baguette. En 1913, son ballet Le Festin de l’araignée obtient un triomphe qui lui assure une grande notoriété.

Très attiré par l’Asie, il entreprend un grand voyage dans les années 1910 qui le conduit en Inde. Ce pays le fascine et lui inspire un opéra-ballet, Padmâvatî, créé en 1923 par Philippe Gaubert.

Le concerto pour piano, composé en 1927, dont la sévérité n’exclut nullement l’émotion, est l’une de ses œuvres capitales pour cet instrument.

Sa soif de culture le tourne également vers le monde gréco-latin et plusieurs de ses œuvres témoignent de cet intérêt : les Odes anacréontiques, le ballet Bacchus et Ariane créé en 1933 par Charles Munch et aussitôt repris par Pierre Monteux.

Les mélodies, les pièces de musique de chambre (la deuxième sonate pour violon et piano, les trios, la sérénade pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe, le quatuor à cordes…) les œuvres orchestrales (la Suite en fa, la 3ème symphonie, la Sinfonietta…) lui valent un immense succès, succès qui surprend à chaque fois cet homme d’une réelle modestie, ainsi qu’en témoignent les Hoéré, Delvincourt, Schmitt, Poulenc, Cortot, pour ne citer que quelques-uns des nombreux familiers de sa maison de Vargenville-sur-mer.

Il meurt d’une crise cardiaque à Royan le 23 août 1937.

Ses œuvres, de structure classique, se caractérisent par une polyphonie dense et expressive, une pyrotechnie instrumentale à l’origine d’une écriture complexe, un refus de séduire et une recherche permanente d’une musique pure sans compromission.

Erato a eu la bonne idée, pour fêter cet anniversaire, de publier un coffret de 11 CDs regroupant de très nombreuses partitions de Roussel interprétées par Munch, Cluytens, Martinon, Plasson, le quator Via Nova, José Van Dam, Marylin Horn, Mady Mesplé…

Sur France Musique, François-Xavier Szymczak consacrera cinq émissions à Albert Roussel, du lundi 8 au vendredi 12 avril, de 14h à 16h.

Frédéric Boucher, pour aubonheurdupiano.com, 5 avril 2019

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Cette entrée a été publiée le 5 avril 2019 par .

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